|
Chez l’homme, il existe très peu de possibilités de traitement,
car l’insuffisance des spermatozoïdes reflète une anomalie définitive
(constitutionnelle ou acquise) des testicules ou de l’appareil génital.
Lorsque l’insuffisance provient d’un manque de sécrétion des hormones
hypophysaires (FSH), on peut traiter l’homme par des injections de
gonadotrophines (humaines ou recombinantes). Le traitement doit durer au moins
trois mois pour qu’une spermatogenèse s’établisse et aboutisse à des
spermatozoïdes dans l’éjaculat. Le traitement doit être prolongé.
Lorsque l’anomalie provient d’une obstruction au niveau de l’épididyme ou
du canal déférent, il est possible d’opérer pour rétablir une
perméabilité des conduits. Mais, de plus en plus, on s’adresse à la P.M.A.,
ou procréation médicalement assistée .
Chez la femme, l’éventail thérapeutique est plus large. Lorsqu’il
s’agit d’une stérilité tubaire par sténose ou obstruction des trompes, ou
par adhérences, on peut s’adresser en premier lieu à la chirurgie, qui
rétablit la perméabilité. Cette chirurgie est de plus en plus souvent
pratiquée par cœlioscopie. En cas d’échec de la chirurgie, on pratique la
P.M.A. La chirurgie peut aussi résoudre les problèmes utérins (polypes,
fibromes, cloisons, anomalies du col, etc.) et les problèmes ovariens (kystes,
endométriose, etc.).
Lorsqu’il s’agit d’une stérilité fonctionnelle ovarienne, on a recours
aux médicaments inducteurs de l’ovulation, qui entraînent une meilleure
croissance folliculaire puis une meilleure ovulation. Cette stimulation peut
être utilisée isolément ou en association avec les inséminations
artificielles.
Lorsqu’il existe une infection, aiguë ou chronique, parfois plus ou moins
larvée (à bas bruit), de l’appareil génital de l’un des deux membres du
couple, on prescrit une antibiothérapie aux partenaires.
Dans tous les cas, quand, après deux ans de traitements conventionnels, aucune
grossesse n’a été obtenue, il est raisonnable de recourir à la P.M.A., qui
apporte une solution pour de nombreux couples.
|