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Quatre éléments sont nécessaires pour qu’une fécondation et une
grossesse puissent se produire:
– un gamète mâle (le spermatozoïde), qui apporte les chromosomes du
père;
– un gamète femelle (l’ovocyte), qui apporte ceux de la mère;
– la rencontre des deux gamètes, qui suppose que le trajet soit libre
et facile depuis le testicule jusqu’à la trompe;
– un endomètre (petite muqueuse qui tapisse l’intérieur de l’utérus)
apte à laisser s’accrocher l’œuf, ce qui n’est le cas que quelques jours
par mois.
Le médecin cherchera à vérifier directement ou indirectement si ces quatre
éléments sont réunis.
Le spermocytogramme est réalisé après masturbation au laboratoire,
après trois jours d’abstinence sexuelle. Les résultats normaux sont les
suivants:
– volume P 2 ml;
– pH compris entre 7,2 et 7,8;
– concentration P 20 Z 106 spermatozoïdes/ml;
– nombre total de spermatozoïdes par éjaculat P 40 Z 106;
– mobilité à 1 heure P 50 p. 100 de mobilité progressive,
P 25 p. 100 de mobilité linéaire rapide;
– morphologie P 50 p. 100 de formes normales;
– vitalité P 50 p. 100 de formes vivantes;
– globules blancs S 1 Z 106/ml;
– culture: absence de germes.
Des dosages hormonaux peuvent également être effectués. La FSH est l’hormone
hypophysaire qui stimule la production des spermatozoïdes: son taux normal est
de 2,3 mUI/ml (entre 1 et 4). Un taux élevé signifie que le testicule ne
peut répondre à la stimulation (mauvais pronostic). La testostérone est l’hormone
sécrétée par le testicule. Entre vingt et quarante ans, le taux est de
6,2 mg/ml.
L’échographie de la prostate et des vésicules séminales permet de
rechercher une malformation ou une infection de ces organes. L’échographie
Doppler analyse la vascularisation des testicules.
Le caryotype de l’homme est normalement 46 XY.
Au terme de ces investigations, on a parfois trouvé une cause chez l’homme:
génétique (caryotype anormal); anatomique (anomalie du testicule ou des voies
génitales); infectieuse; insuffisance hormonale. Mais, le plus souvent, il s’agit
d’une insuffisance du nombre des spermatozoïdes mobiles normaux de cause
indéterminée.
Pour chercher à savoir si la patiente ovule, plusieurs investigations sont
nécessaires:
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La courbe de température
, prise chaque matin au réveil. Une
courbe normale est caractérisée par un aspect biphasique, avec une différence
de température entre la première et la deuxième phase de 0,4 à 0,5 0C,
un décalage dont la durée de montée ne dépasse pas trois jours et un plateau
qui dure entre douze et quatorze jours.
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Les dosages hormonaux plasmatiques . La FSH et la LH sont les
hormones hypophysaires qui stimulent la croissance folliculaire et provoquent l’ovulation.
En début de cycle, on trouve, pour la FSH, de 1 à 5 mUI/ml et, pour la
LH, de 4 à 10 mUI/ml. La prolactine, hormone de la lactation, peut
inhiber l’ovulation si elle est en excès. Un taux D 20 mg/ml
indique la normalité. La progestérone est sécrétée par le corps jaune. Elle
est normalement D 1 mg/ml en phase folliculaire et P 10
mg/ml après l’ovulation.
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L’échographie de l’ovaire, grâce à une sonde à ultrasons
introduite dans le vagin, permet de mesurer les ovaires et de surveiller la
croissance des follicules. On peut prévoir l’ovulation quand le diamètre du
follicule atteint de 18 à 20 mm.
Pour chercher à savoir si les voies génitales sont normales, les
investigations suivantes doivent être menées:
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L’hystérosalpingographie
est une radiographie de l’utérus
et des trompes après injection d’un produit de contraste iodé. Le liquide
injecté dessine le contour intérieur de la cavité utérine et des trompes. On
suit la progression du liquide et on prend plusieurs clichés. L’hystérographie
indique s’il existe un obstacle (obstruction ou sténose) sur le trajet des
trompes ou une anomalie de l’utérus.
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L’hystéroscopie consiste à introduire un petit tube optique
dans la cavité utérine, au travers du vagin. On peut ainsi voir à l’intérieur
et dépister des anomalies telles que polypes, fibromes, cloisons, synéchies ou
anomalies de l’endomètre.
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La cœlioscopie est un examen déterminant. On introduit un tube
optique, sous anesthésie générale, au niveau de l’ombilic et on peut ainsi
voir tous les organes féminins: utérus, ovaires, trompes. On peut
diagnostiquer des obturations tubaires, des infections, des adhérences, des
kystes de l’ovaire, de l’endométriose, etc. La cœlioscopie permet aussi
des gestes chirurgicaux (sans ouverture du ventre) pour supprimer les anomalies
observées.
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L’examen du col de l’utérus et de la glaire qu’il
sécrète permet de retrouver d’exceptionnelles sténoses du col de l’utérus.
Mais, surtout, il permet de juger des qualités de fluidité de la glaire en
période d’ovulation. Le test postcoïtal, ou test de Huhner, permet d’apprécier
le nombre des spermatozoïdes à mobilité progressive qui se trouvent dans la
glaire quelques heures après un rapport sexuel.
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Biopsie d’endomètre
: pour savoir si l’endomètre est apte à l’implantation, . En ramenant un minime fragment d’endomètre
grâce à une fine curette, la biopsie permet d’analyser au laboratoire l’aspect
de la muqueuse et de dépister des infections ou des anomalies d’origine
hormonale.
Au terme de ces investigations, on a parfois trouvé chez la femme l’une de
ces diverses causes d’infécondabilité: anomalie de l’ovulation et
insuffisances hormonales; maladie de l’ovaire (kyste ou endométriose);
obturation des trompes; infection génitale; anomalie anatomique.
Le diagnostic ainsi établi va permettre de traiter les anomalies décelées.
Mais il faut savoir que, le plus souvent, la stérilité provisoire est due à l’addition
d’une insuffisance de l’homme et d’une insuffisance de la femme. L’un et
l’autre aurait peut-être eu des enfants avec un partenaire plus fertile. Dans
ce cas, le traitement consistera à améliorer en même temps la fertilité des
deux partenaires. Ce sont souvent ces cas que l’on appelle stérilités
inexpliquées. La tentation est alors grande de trouver une cause minime à
laquelle on donne de l’importance, par exemple une réaction immunologique
antispermatozoïdes, ou encore de dire qu’il s’agit d’une stérilité
psychogène.
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