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Chez l’homme
L’absence totale de spermatozoïdes (azoospermie) peut être due soit à
une obstruction sur le trajet des spermatozoïdes depuis les testicules jusqu’à
la verge (azoospermie excrétoire), soit à une absence de fabrication des
spermatozoïdes par le testicule (azoospermie sécrétoire). Dans ce dernier
cas, soit le tissu testiculaire est lésé (de naissance ou après une maladie),
soit la stimulation hormonale du testicule est insuffisante.
L’insuffisance du nombre des spermatozoïdes (oligospermie) ou celle de leur
mobilité (asthénospermie) ou celle de leur forme (tératospermie), qui peuvent
être associées, contribuent selon leur intensité à une hypofécondité de l’homme.
Les causes sont multiples: génétiques (anomalies des chromosomes);
congénitales (malformations de l’appareil génital); endocriniennes
(stimulation hormonale anormale); infectieuses (infection aiguë ou chronique de
l’appareil génital); générales (diabète par exemple); iatrogènes (par
exemple la chaleur ou le tabac).
Chez la femme
Lorsque les trompes sont obturées ou que leur perméabilité est très
diminuée, on parle de stérilité tubaire . Cela représente un quart des
stérilités humaines. La lésion peut se situer au niveau des cornes utérines
(stérilité proximale) ou au niveau des pavillons (stérilité distale). L’infection
antérieure des trompes est la cause la plus fréquente. Mais il peut s’agir
aussi d’anomalie congénitale ou d’endométriose tubaire.
Lorsque les ovaires n’ovulent pas de manière régulière, on parle de
stérilité ovarienne . Les stérilités ovariennes peuvent être
organiques, dues à une lésion de l’ovaire comme un kyste ou une
endométriose. Rappelons que l’endométriose est une «greffe» sur l’appareil
génital de sang des règles qui a reflué par les trompes vers le ventre.
Elles peuvent aussi être fonctionnelles (l’ovaire est normal mais ne reçoit
pas une stimulation suffisante ou répond mal à une stimulation normale).
Les causes peuvent également être utérines: malformations ou fibromes de l’utérus;
anomalies du col utérin; insuffisance de sécrétion de la glaire cervicale;
mauvaise qualité de l’endomètre, qui ne permet pas l’implantation de l’œuf.
Par ailleurs, certaines déficiences ovariennes ou utérines s’expliquent par
des désordres endocriniens et entrent dans le cadre des stérilités ovariennes
fonctionnelles.
La stérilité peut enfin être due à des facteurs généraux, comme l’âge
(à partir de 38-40 ans, la fécondabilité décroît progressivement), le
tabagisme, l’obésité, etc.
Dans le couple
La fréquence des rapports sexuels est un facteur de fertilité. Certains
couples ont très peu de rapports et «manquent» l’ovulation. Des rapports
tous les deux jours au moins paraissent nécessaires pour ne pas «rater» l’ovulation,
qui se produit en moyenne quatorze jours avant les règles suivantes.
Exceptionnellement, des stérilités immunologiques se produisent, lorsque les
sécrétions de la femme comportent des anticorps contre les spermatozoïdes.
Lorsque les investigations n’ont donné aucun résultat, on parle de
stérilité inexpliquée (environ 10 p. 100 des stérilités). Il
peut s’agir d’une cause encore inconnue ou, très exceptionnellement, d’une
cause psychologique (refus inconscient de la grossesse).
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