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| Rhumatologie |
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Rhumatismes abarticulaires Coude |
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Épicondylites, épicondylalgies
L'épicondylite est fréquente chez l'adulte après 30 ans, et elle peut être plus précoce chez le sportif. Elle se manifeste par une douleur de la face externe du coude, qui peut irradier vers l'avant-bras et peut être provoquée par les efforts et les mouvements de flexion-extension du coude, la pronosupination et l'extension du poignet. L'examen réveille la douleur par la pression de l'épicondyle en un point précis retrouvé avec une pointe mousse, l'extension du poignet, la supination, l'extension du III et du IV contre résistance. Les circonstances de survenue sont recherchées pour être à l'avenir évitées, qu'il s'agisse d'exercices sportifs (tennis, golf), professionnels, souvent répétitifs, ou de loisirs (jardinage, bricolage), mais la cause n'est pas toujours apparente. Un choc direct peut aussi être en cause. Le début brutal, la limitation élective de la supination et la limitation de la flexion seraient en faveur d'une origine intra-articulaire.
Radiographie du coude face et profil
Elle est nécessaire seulement si les douleurs persistent, et permet d'éliminer une affection articulaire (ostéochondromatose, arthrose) ou osseuse (tumeur, fracture). Elle montre parfois une calcification tendineuse ou des irrégularités du contour, une déminéralisation ou des géodes de l'épicondyle.
Traitement
Il associe le repos articulaire quand il est possible, en particulier l'arrêt de la pratique sportive pendant 2 semaines au moins, les antalgiques, les AINS pendant 10 à 15 jours, ainsi que la cryothérapie, le massage transverse profond pendant 10 à 12 séances ou les étirements passifs et les ultrasons. En cas d'échec après 2 à 3 semaines, l'injection au point précisément douloureux d'un corticoïde en suspension (1 cm3) avec une aiguille fine, qui peut être répétée une ou deux fois à 1 semaine d'intervalle, est nécessaire. Elle peut entraîner une vive réaction douloureuse pendant 24-48 heures. Les formes traînantes nécessitent l'immobilisation du coude pendant 2 à 3 semaines après l'essai d'une injection intra-articulaire de corticoïdes. La reprise du sport doit être progressive, et il faut, pour éviter les rechutes, rechercher et corriger une erreur dans le choix du matériel et dans le geste sportif, et enfin supprimer le surmenage. Certaines formes rebelles après plusieurs mois de traitement ou plusieurs rechutes imposent le recours à la chirurgie. Celle-ci peut comporter la détente des tendons épicondyliens par ténotomie ou désinsertion, la section du ligament annulaire du coude et la résection d'une frange synoviale interposée entre cupule radiale et condyle. Les résultats sont généralement favorables. Épitrochléite Hygroma olécrânien Il correspond à une tuméfaction de la bourse séreuse olécrânienne. Assez fréquent, surtout chez l'homme, il peut être bilatéral. Son volume est souvent modéré, et il entraîne alors peu de gêne fonctionnelle. Il s'infecte facilement à la suite d'une érosion cutanée et peut alors devenir inflammatoire et douloureux et se fistuliser. Son origine peut être microtraumatique, goutteuse ou rhumatismale. Dans la polyarthrite rhumatoïde, il est souvent associé à la présence de nodosités rhumatoïdes dans la paroi de la bourse.
Radiographie de profil du coude
souvent une ostéophytose ou une hyperostose de l'olécrâne
Ponction
La ponction à l'opposé du point déclive ne rapporte généralement qu'une faible quantité de liquide, l'essentiel de la tuméfaction étant dû à un épaississement de la paroi de la bourse. L'analyse du liquide montre un nombre faible (< 2 000/mm3) de leucocytes dans les hygromas traumatiques ou élevé dans les hygromas goutteux, rhumatismaux ou infectés, et permet, dans ces derniers, d'identifier le germe en cause, généralement un staphylocoque doré.
Traitement
Celui des hygromas inflammatoires ou microtraumatiques consiste en la ponction de l'épanchement. En cas de récidive, on peut proposer, si la peau est propre, l'injection dans la bourse d'un demi-cm3 de corticoïdes en suspension. Les hygromas septiques nécessitent une antibiothérapie par voie générale adaptée au germe pendant 2 à 3 semaines. Un hygroma récidivant peut faire l'objet d'une exérèse chirurgicale. |
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