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| Pédiatrie |
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GLOMÉRULONÉPHRITE AIGUË |
| Réponse immunologique à une
infection, habituellement streptococcique, entraînant des lésions
glomérulaires rénales. D'autres germes peuvent également en être
responsables. Elle est particulièrement fréquente chez l'enfant et
se caractérise cliniquement par un syndrome néphritique aigu,
l'apparition brutale ou rapidement progressive d'œdèmes, d'une
hypertension artérielle avec urines "bouillon sale" ou
franchement hématuriques, d'une protéinurie abondante, d'une
insuffisance rénale et, histologiquement, par des lésions
inflammatoires diffuses glomérulaires avec prolifération endocapillaire
et exsudats. • Enfant: pathologie fréquente chez l'enfant de 2 à 6 ans • Glomérulonéphrite post-infectieuse • Glomérulonéphrite aiguë post-streptococcique • 60% des cas chez l'enfant de 2 à 12 ans • 10% après 40 ans Facteurs de risque: • La fréquence est de 15% après une infection à germe néphritogène. • Affection endémique avec épidémies périodiques • Les formes asymptomatiques sont 20 fois plus fréquentes. Etiologie: • Le streptocoque beta-hémolytique du groupe A est le plus souvent en cause, dont un petit nombre de souches, en particulier A12, sont néphritogènes. Il s'agit de souches de streptocoques différentes de celles responsables du rhumatisme articulaire aigu. • Autres germes: pneumocoques, méningocoques, staphylocoques..., virus des hépatites • Les récidives sont rares. Signes cliniques: • Syndrome néphritique aigu - œdèmes d'apparition brutale ou rapidement progressive, diffus, déclives, pouvant toucher les membres inférieurs, les lombes, les mains, le visage, les séreuses avec douleurs abdominales, les poumons, le cerveau, avec prise de poids - Hypertension artérielle, parfois très sévère, avec signes de rétinopathie hypertensive - Urines "bouillon sale" - Hématurie constante, macroscopique dans 30% des cas - Oligo-anurie parfois - Formes pauci-symptomatiques: hématurie et/ou protéinurie isolées, hypertension artérielle isolée • Autres signes - Anorexie - Pâleur - Douleurs lombaires - Notion d'angine, de pharyngite ou d'infection cutanée: scarlatine ou impétigo dans les 10 à 15 jours précédents - Absence d'antécédent de protéinurie et de signes extrarénaux Diagnostic différentiel: • Glomérulonéphrites membranoprolifératives de type I et II, souvent en rapport avec un foyer infectieux ORL, stomatologique ou endocardique et dont l'évolution, non influencée par les traitements, se fait vers l'insuffisance rénale chronique et l'hypertension artérielle avec passage en hémodialyse en 6 mois à quelques années. • Glomérulonéphrites subaiguës malignes primitives: avec croissants épithéliaux et foyers de nécrose glomérulaires, évoluant rapidement vers l'insuffisance rénale terminale. • Glomérulonéphrites prolifératives segmentaires et focales ou diffuses du lupus érythémateux disséminé, avec présence de signes extrarénaux de la maladie • Néphropathie à dépôts mésangiaux d'IgA ou maladie de Berger évoluant sous forme d'épisodes d'hématurie macroscopique ou microscopique récidivante avec protéinurie en règle modérée survenant, en quelques heures, après le début d'un épisode infectieux ORL. • Purpura rhumatoïde pouvant donner parfois lieu à un véritable syndrome néphritique. Examens Biologiques: • Hématurie avec présence de rouleaux d'hématies dans les urines, témoignant de leur origine rénale. • Protéinurie • Elévation transitoire des anticorps antistreptococciques dans les formes d'origine streptococcique (60 à 80% des cas), s'élevant en 1 à 3 semaines, maximum en 3 à 5 semaines et se normalisant en 6 mois: antistreptolysine O (ASLO), antistreptodornase, antistreptokinase... Leur taux n'est corrélé ni à la sévérité, ni à la durée ni au pronostic de la maladie. • Recherche d'un foyer infectieux, notamment streptococcique (ORL, stomatologique, cutané) et recherche d'antigènes streptococciques • Diminution précoce du complément hémolytique total (CH50) et des composants C3 et C4, suivie d'une remontée rapide du C4 et plus lente du C3 et du CH50, se normalisant en 1 mois • Elévation de l'urée et de la créatinine • Diminution du débit de filtration glomérulaire • Urines concentrées avec créat u/créat plasm > 40 • Natriurèse basse • Perturbations du bilan hydro-électrolytique: possibilité d'hyponatrémie,d'hyperkaliémie, d'acidose • Parfois anémie Anatomie pathologique (biopsie rénale): • Hyperkaliémie |