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Acétate de glatiramère (GA) 

Ce peptide de synthèse, copolymère 1 ou GA, est formé de quatre acides aminés présents dans la PBM. Les études expérimentales ont montré que, bien qu'il ne soit pas encéphalitogène, il peut prévenir l'EAE, qu'elle soit induite par la PBM, le PLP ou la MOG. Il est capable d'induire la production par les LT spécifiques de cytokines de type Th2. Cet agent a fait l'objet d'études ouvertes non contrôlées et de trois études contrôlées. Dans les formes rémittentes, une première étude randomisée en double aveugle contre placebo a concerné 55 patients (Bornstein et al, 1987). Le nombre de poussées était diminué dans le groupe traité, mais le nombre de patients était faible et la différence reposait sur quelques cas. La deuxième étude, GA versus placebo, portait sur 106 patients ayant une SEP progressive répartis dans deux centres. Le critère d'analyse principal, à savoir une progression confirmée d'au moins un point d'EDSS, a été atteint par 17,6 % des patients sous GA et 25,5 % sous placebo (Bornstein et al, 1991). La différence n'est pas significative et l'étude peut être considérée comme négative, mais là aussi l'effectif était faible et des différences importantes sont apparues entre les deux centres, les résultats étant meilleurs dans l'un des deux centres. Une vaste étude multicentrique (PROMISE) est en cours pour étudier de façon plus satisfaisante l'effet du GA sur les formes PP.

Une étude randomisée à grande échelle a été menée dans les formes rémittentes (Johnson et al, 1995) : 251 patients ont été randomisés entre GA (20mg/j par voie sous-cutanée) et placebo. L'étude a duré 2 ans. Une réduction de 29 % du taux de poussées a été observée dans le groupe GA par rapport aux patients sous placebo (0,59/an contre 0,84). L'effet est plus important pour les patients les moins atteints (33 % de réduction). L'effet observé sur la progression de l'EDSS est plus faible dans cette population qui s'est peu aggravée (78,4 % des patients sans aggravation de l'EDSS dans le groupe GA contre 75,4 % sous placebo). Les données de l'étude d'extension (Johnson et al, 1998), qui a maintenu en aveugle 397 patients de 1 à 11 mois, ont montré un effet plus net sur cette période plus longue, tant sur la réduction du taux de poussées (32 %) que sur la progression de l'EDSS : 41,6 % des patients sous placebo se sont aggravés de 1,5 point d'EDSS contre 21,6 % du groupe GA. Une augmentation de l'effet du GA avec le temps est possible mais mériterait d'être confirmée. Cette étude ne comportait pas d'analyse IRM. Deux études spécifiquement consacrées à l'effet sur les paramètres IRM ont été menées aux Etats-Unis sur dix patients, et en Europe et au Canada sur une population de 485 patients (Comi, 1999). Une réduction de 35 % du nombre de lésions Gd positives a été observée.

La tolérance du GA est satisfaisante. Le seul effet secondaire important est la survenue de réactions générales après les injections, à la fréquence de 1/840, chez 15 % des patients. Ces réactions (flush, polypnée, oppression thoracique, anxiété) ont toujours été transitoires et d'évolution bénigne.

Le GA est commercialisé aux Etats-Unis et a été approuvé au Royaume-Uni, mais n'est pas actuellement disponible en France hors autorisation temporaire d'utilisation (ATU).

Une étude de l'efficacité d'une forme orale est en cours.

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