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| Neurologie |
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Traitement de la douleur
Les douleurs d'origine ostéoarticulaire, fréquentes dans la SEP, relèvent avant tout de mesures de rééducation, qui doivent être adaptées à la maladie. Les douleurs rachidiennes sont souvent bien améliorées par les méthodes globales (Mézières).
Les douleurs neurogènes relèvent d'un traitement spécifique. Les antiépileptiques (carbamazépine, clonazépam, valproate) sont utiles contre les douleurs neurogènes paroxystiques et en particulier la névralgie du trijumeau, ou le signe de Lhermitte s'il est persistant et gênant. Ils permettent aussi de contrôler les dysesthésies. L'efficacité et la bonne tolérance de la gabapentine en font un médicament de choix dans cette indication. Il est parfois efficace sur les douleurs plus continues. La dose utile est située entre 1 200 et 3 600 mg/j. Le tramadol à libération prolongée (150 à 200 mg/12 heures) et les tricycliques (clomipramine, amitriptyline) sont utiles contre les douleurs neurogènes continues, souvent à type de brûlures. La morphine orale est rarement efficace sur ces douleurs neurogènes, mais peut être essayée en cas d'échec des autres traitements. Les effets de la neurostimulation médullaire sont mal connus dans cette maladie.
Les douleurs des spasmes toniques sont traitées par les antiépileptiques (clonazépam) ou les antispastiques. Certaines douleurs neurologiques, souvent à type de dysesthésies, survenant lors d'une poussée peuvent disparaître lors du traitement de celle-ci. Dans d'autres cas, elles persistent à la fin de la poussée. Les douleurs iatrogènes (ponction lombaire et injections d'interféron) peuvent être évitées par l'utilisation de crème anesthésique (Emla ®).
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