Définition: Le plus
souvent, symptôme traduisant une pathologie sous-jacente mais dans quelques cas
l'irritation vulvaire semble évoluer pour son propre compte. affection
prédomine après la ménopause. Chez la jeune fille, un processus infectieux
semble être le plus souvent en cause.
Étiologie:
- Infections: mycoses
vaginales, infections à trichomonas ou parfois mycose strictement
vulvaire
- Infection urinaire
- Inflammation des glandes
vestibulaires, avec sensation de brûlure et dyspareunie
- Infection par le HPV (Papillomavirus),
responsable de condylomes acuminés et de dysplasies du col utérin
- La muqueuse vulvaire étant
œstrogéno-dépendante, toute privation œstrogénique peut être
responsable de prurit ou de brûlures vaginales (ménopause par
exemple).
- Pathologie tumorale (plus
rare, mais à évoquer systématiquement, surtout chez la femme âgée):
carcinome in situ (maladie de Bowen) ou cancer invasif
- Modifications épidermiques:
lichen scléreux ou atrophique (avec amincissement du feuillet épidermique
soumis à une agression auto-immune), hyperkératose vulvaire
- Incontinence anale avec
souillure fécale
- Sudation périnéale
excessive, favorisée notamment par le port de vêtements trop serrés
- Eczéma de contact, le plus
souvent au nylon, savons, parfums ou antiseptiques utilisés de façon
abusive
- On évoque également des
facteurs alimentaires irritants comme les méthyl-xanthines (café, thé,
coca-cola), les tomates, les cacahuètes.
Signes cliniques : Prurit
constant, parfois très invalidant, pouvant conduire à des excoriations de
grattage très sévères ,parfois, sensation de brûlure
Diagnostic différentiel: Le
diagnostic de prurit vulvaire idiopathique ne peut être qu'un diagnostic
d'exclusion. , Il faut par conséquent éliminer toutes les autres causes, et en
particulier systématiquement réaliser des prélèvements à visée infectieuse
et notamment mycosique, et une biopsie au moindre doute diagnostique (la
cicatrisation vulvaire est rapide et excellente).
Les examens complémentaires
: Recherche de levures, de trichomonas, mises en culture sur milieu de
Sabouraud. La bactériologie classique est en revanche peu utile devant
l'abondance de la flore polymorphe vaginale (flore de Döderlein). Biopsie au
moindre doute : anatomie pathologique dépend de l'étiologie
sous-jacente
- Dans le prurit vulvaire
idiopathique, peu de modifications en dehors d'un épaississement
réactionnel de l'épiderme
- En cas d'infection par HPV,
les cellules infectées sont surtout visibles dans la couche cornée
(cellules vacuolisées).
Traitement de la cause
sous-jacente
- Maladie de Bowen et
dysplasies: excision chirurgicale ou vaporisation au laser en fonction de la
profondeur histologique des lésions
- Prurits vulvaires
idiopathiques: dermocorticoïdes en cures courtes et progressivement
dégressives, changement des vêtements de corps privilégier les
sous-vêtements en coton et éviter le nylon et changements diététiques si
besoin Régime: il faut tenter d'éviter la consommation de caféine et les
aliments à base de tomates ou de cacahuètes.
- Des traitements au laser
peuvent être nécessaires en cas d'échec des mesures précédentes.
Traitement en fonction
de l'étiologie
- Les infections doivent être
traitées en fonction du micro-organisme isolé (topiques antifongiques ou
nitro-imidazolés en cas de trichomonase).
- Les lichens seront traités
par dermocorticoïdes, voire par cyclosporine locale en cas d'échec.
- Les hyperkératoses
bénéficieront de stéroïdes locaux.
- Les prurits idiopathiques
peuvent également être traités par des applications locales de
corticoïdes.
Évolution Corticoïdes
parfois suffisants pour contrôler l'affection , en cas d'échec, des séances
de laser sont à envisager.