FIBROME UTERIN
: Fibromyome : Myome utérin : Fibroléiomyome
Les fibromes ou myomes
sont des tumeurs bénignes circonscrites par une pseudocapsule, constituées
essentiellement de tissu musculaire utérin age de prédilection: Entre 40 et 60
ans. Trois types principaux: :
- Sous-muqueux: 5%
de l'ensemble, responsables de métrorragies, d'infections, voire
d'accouchement par le col de l'utérus
- Sous-séreux:
fréquents, parfois pédiculés, rarement symptomatiques
- Interstitiels:
fréquents, augmentent le volume de l'utérus qu'il déforme.
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Étiologie:
- Pourrait dériver de cellules
primitives indifférenciées ou de cellules musculaires lisses immatures.
- Le rôle favorisant des
œstrogènes est actuellement admis (apparition après la puberté,
régression après la ménopause, développement durant la grossesse et sous
traitement œstrogénique).
Facteurs de risque:
- Grossesse ou ménopause
tardive
- 3 à 9 fois plus fréquent
chez les patientes de race noire
Signes cliniques :
La grande majorité de fibromes sont asymptomatiques, de découverte fortuite
lors d'un examen gynécologique., Les symptômes les plus fréquents sont :
- les métrorragies,
pouvant être responsables d'anémie.
- La compression de la vessie
est responsable de pollakiurie, de pesanteur pelvienne, voire de rétention
urinaire ou d'hydronéphrose.
- La compression rectale peut
entraîner douleurs pelviennes ou constipation.
- Un volume important peut
être source de troubles du retour veineux avec varices et œdèmes des
membres inférieurs.
- Des douleurs pelviennes
peuvent être secondaires à des myomes en nécrobiose, infectés ou
hémorragiques, ou à la torsion d'un myome pédiculé.
- Les myomes sous-muqueux
peuvent être responsables d'une stérilité liée à la déformation de la
cavité utérine.
- Enfin, une augmentation très
rapide de taille d'un fibrome en période péri- ou post-ménopausique
évoque le risque de dégénérescence sarcomateuse.
Diagnostic différentiel:
- Grossesse extra-utérine
- Tumeur de l'ovaire, du
sigmoïde ou du cæcum
- Abcès appendiculaire
- Diverticule
- Rein pelvien
Examens biologiques:
- Test de grossesse en cas de
doute diagnostique
- NFS afin d'évaluer le
retentissement des hémorragies si nicessaire
- Ca 125, pourrait être
parfois légèrement augmenté, est surtout utile en cas de doute
diagnostique avec un adénocarcinome gynéologique.
Anatomie pathologique:
Les fibromes sont le plus souvent multiples, de taille comme de localisation
variées. L'étude macroscopique retrouve une tumeur dure, d'aspect fasciculé,
limitée par une fine pseudocapsule blanche. L'examen miscroscopique retrouve un
enchevêtrement de fibres musculaires lisses soutenues par des travées
collagènes. Les mitoses sont rares. On peut retrouver plusieurs types de
dégénérescence :
- - I -Dégénérescence
hyaline, par transformation œdémateuse, ou par nécrobiose aseptique,
très fréquente, elle entraîne un ramolissement voire une transformation
kystique du fibrome.
- - II -Calcification,
conséquence tardive de troubles circulatoires
- - III- Infection et
suppuration, touchant surtout les fibromes sous-muqueux
- - IV -Nécrose,
s'observe après torsion d'un fibrome sous-séreux pédiculé.
- - V- Dégénérescence
sarcomateuse. Peut s'oberver dans 0,1 à 1% des fibromes.
Examens complementaire :
- L'échographie
retrouve un aspect caractéristique de tumeur solide finement échogène de
densité proche de celle du tissu avoisinant, limitée par un fin liseré
hypoéchogène.
- Scanner ou IRM dans
certains cas de diagnostic difficile
- UIV, pour certains
fibromes inclus dans le ligament large
- Lavement baryté
Démarche diagnostique: Le
diagnostic est suspecté fortement par l'examen clinique, masses solides
rénitentes déformant l'utérus qui restent mobiles et indolores.
- Frottis cercivo-vaginaux afin
d'éliminer un cancer du col utérin
- L'hystéroscopie peut être
utile pour le diagnostic de fibromes sous-muqueux.
- La cœlioscopie enfin peut
permettre d'éliminer d'autres pathologies pelviennes.
Mesures générales: Le
traitement doit être adapté à chaque cas particulier.
- Les patientes présentant des
symptômes mineurs peuvent se contenter d'un traitement martial et
d'antalgiques, voire de progestatifs de synthèse.
- Un traitement chirurgical est
d'autant moins nécessire que la patiente est proche de la ménopause et
qu'elle supporte bien les symptômes occasionnés par ses fibromes.
- Sauf dans les cas d'anémie
ou de ménométrorragies très abondantes, un traitement chirurgical est
rarement urgent, et peut être différé en fonction des désirs de la
patiente et afin de lui permettre de se préparer psychologiquement à
l'intervention. Le caractère vital étant rarement en jeu, le choix d'une
chirurgie conservatrice ou radicale peut être laissé à la patiente dans
de nombreux cas.
- Traitement conservateur : les
fibromes asymptomatiques devraient bénéficier d'une simple surveillance
clinique et échographique tous les 6 mois ou tous les ans, afin de
vérifier leur absence d'évolutivité. On observe habituellement une
régression après la ménopause.
- Un traitement chirurgical est
souhaitable dans les cas suivants :
- Augmentation
très rapide du volume utérin en dehors de la grossesse
- Fibromes
sous-muqueux responsables de ménorragies
- Fibromes
pédiculés compliqués de torsion, hémorragies, douleurs ou
nécrobiose
- Compression
symptomatique du rectum ou de la vessie
- Diagnostic
différentiel douteux avec une masse ovarienne
- Association à une
autre pathologie pelvienne à type d'endométriose, d'infection
pelvienne
- En cas de
stérilité ou d'avortements à répétition pouvant être liés
à la localisation d'un fibrome déformant la cavité utérine.
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nb : pas de relations
sexuelles durant un mois après hystérectomie .
Agonistes de la LH-RH
(triptoréline, busériline, gosériline, etc.)
- Induisent une ménopause
artificielle brutale, et rendent les patientes asymptomatiques.
- Entraînent une diminution de
l'ordre de 60% du volume des fibromes en 2 à 3 mois.
- Pourraient trouver leur place
dans la préparation à une myomectomie ou à une hystérectomie en
permettant de faire disparaître l'anémie, et de prélever éventuellement
du sang en vue de transfusions autologues au cours de l'intervention.
- Une diminution de
volume de l'utérus peut permettre de réaliser plus facilement une
hystérectomie vaginale, et donc en évitant une laparotomie, de diminuer de
moitié environ morbidité et mortalité péri-opératoire, durée
d'hospitalisation et de convalescence. Peuvent en fait être évités la
plupart du temps, le volume utérin étant rarement un obstacle à la
réalisation d'une hystérectomie vaginale. La durée du traitement en
préopératoire est de l'ordre de deux à trois mois.
- Son utilisation sur une
période de plus de six mois n'est pas recommandée. À l'arrêt de ce
traitement, les fibromes retrouvent leur volume initial dans les deux mois.
Un traitement par
progestatifs de synthèse peut être proposé chez les patientes présentant
peu de symptômes. En luttant contre l'hyperœstrogénie locale, il permet de
diminer certains des symptômes associés, et particulièrement les
ménométrorragies. Utilisation la plupart du temps de 19 norprégnanes à type
de promégestone ou d'acétate de nomégestrol
Les agonistes de LH-RH sont
responsables d'une ménopause artificielle, et à ce titre de bouffées de
chaleur, d'insomnie, d'instabilité émotionnelle, et d'ostéoporose. Une partie
de ces symptômes peuvent être évités par l'adjonction d'œstrogènes à
faible dose.
Complications:
Complications durant la grossesse à type de fausse-couche, menace
d'accouchement prématuré, augmentation rapide du volume du myome responsable
de nécrobiose et de douleurs, dystocie durant le travail, délivrance
pathologique , Les patientes avec un antécédent de myomectomie présentent un
risque de rupture utérine, une césarienne est indiquée en cas d'antécédent
de myomectomie avec ouverture complète de la paroi utérine. Carcinome de
l'endomètre, en raison d'un climat d'hyper-œstrogénie relative
Évolution et pronostic:
Après myomectomie dans un contexte d'infertilité, 40% de grossesses , Au
moins 10% de récidives de fibromes après myomectomie , 10% de réapparition
d'un fibrome après myomectomie, Risque d'augmentation de volume sous œstrogènes,
en cas de grossesse, de contraception orale, de traitement substitutif de la
ménopause.