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Épidémiologie:
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• Sujet âgé: problème de santé publique. En l'an
2000, 75% des diabétiques auront plus de 65 ans. Age de prédilection:
Adulte de plus de quarante ans
• Enfant: des DNID peuvent se voir, de type MODY ("maturity-onset
type diabetes of the youth") par mutation sur le gène de la
glucokinase.
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Sexe de prédilection: Homme = femme
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Le DNID représente 80% des diabètes sucrés.
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Il touche 1 à 2 millions de personnes en France,
(augmentation de la morbidité et mortalité) et nécessite un dépistage
de masse.
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Facteurs de risque:
• Antécédent familial de DNID
• Antécédent personnel de diabète gestationnel
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Génétique
Composante génétique nette, concordance de presque 100% chez les
jumeaux homozygotes. Maladie polygénique à pénétrance incomplète.
Pas d'associations avec le système HLA
Etiologie:
Facteurs génétiques associés à des facteurs environnementaux, en
particulier l'obésité de type androïde (rapport taille/hanche élevé)
La physiopathologie comprend un déficit,
au moins relatif, de l'insulinosecrétion par altération des cellules (
des îlôts de Langerhans et une insulinorésistance par déficit de
captation périphérique du glucose. ceci s'ajoute le concept de
glucotoxicité selon lequel l'hyperglycémie en elle-même a un rôle délétère
tant sur l'insulinosecrétion que sur son action périphérique.
Signes cliniques:
• Fréquence des formes latente clinique ( d'ou un dépistage systématique)
• Signes d'hyperglycémie
- Syndrome polyuropolydipsique
- Amaigrissement possible, appétit conservé
- Asthénie
• les complications (macroangiopathie, rétinopathie, nephropathie,
neuropathie)
• Déficit immunitaire:Infections fréquentes
Examens biologiques:
• Glycémie à jeun
- 0,7 à 1 g/l: normale (n'exclut pas le diagnostic)
- 1 à 1,4 g/l: limite
- supérieure à 1,4 g/l à deux reprises: affirme le diagnostic.
• Bilan à la recherche de complications et d'autres facteurs de risque
vasculaire ; urée, créatinine, cholestérol, triglycérides, ApoA1, ApoB, ECBU, protéinurie
• HGPO à 75 g de glucose selon les critères de l'OMS
- Indications: glycémies limites (entre 1 et 1,4 g/l) et glycémies
normales avec des facteurs de risque (antécédents familiaux, diabète gestationnel, macrosomie fœtale, endocrinopathies favorisantes, obésité androïde, dyslipidémie ...)
- Contre-indications: personnes âgées, interventions gastriques
- Interprétation: basée sur la glycémie à 2 heures: < 1,4 g/l =
normale, 1,4 à 2 g/l = intolérance au glucose, > 2 g/l = diabète
• Insulinosecrétion de base (peptide C, insulinémie) ou sous stimulation (test au glucagon, lors de l'HGPO). Non systématique, à pratiquer en milieu spécialisé
• Bilan des complications: microalbuminurie, ECG, doppler (membres inférieurs,
cou), fond d'œil, angiographie
Diagnostique+ :
• Glycémie à jeun à 2 reprises
• HGPO si les glycémies ne sont pas discriminatives
• Bilan des complications
• Mise en route de l'éducation et du traitement
Diagnostic différentiel:
• Diabète insulinodépendant
• Diabètes secondaires :
- Hémochromatose
- Syndrome de Cushing
- Phéochromocytome
- Acromégalie |
-Pancréatites chroniques alcoolisme. Calcifications
pancréatiques radiologiques
-corticotherapie
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Traitement
• Traitement médical, nécessite une bonne collaboration patient-généraliste-diabétologue.
• Intérêt des associations de diabétiques pour Education des
patients: régime diabétique, autosurveillance à domicile, prévention
des complications, conduite à tenir en cas d'infection, de déséquilibre
(signes d'hypoglycémie), importance d'un suivi régulier
-Régime: conseil pour les malades :
• Point clé du traitement, il peut suffire à équilibrer un DNID, précède
tout traitement (en l'absence de déséquilibre majeur).
• Il est hypocalorique en cas de surpoids.
• Eviter les sucres d'absorption rapide, choisir parmi les sucres lents
les aliments ayant un index glycémique bas (légumes secs) ou riches en
fibres (pain complet, riz brun)
• Diminution des graisses saturées et du cholestérol. Favoriser les
acides gras mono- et polyinsaturés
• Répartition: 50-55% de glucides, 30-35% de lipides, 15% de protides
• Arrêt de l'alcool
• Peu salé
• Lutte contre les facteurs de risque vasculaires, perte de poids, arrêt
du tabac, de l'alcool, régime hypolipémiant si besoin. Pratique sportive
adaptéeActivité physique progressive et régulière (augmente la tolérance
au glucose)
• Lutte contre les infections, mise à jour des vaccinations, hygiène
-Hypoglycemiant oraux :
| types |
Sulfamides
hypoglycémiants |
Biguanides |
| les
produits |
- Glibenclamide Demi-vie courte
- Gliclazid demi-vie intermédiaire: .
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Metformine
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| mécanisme
d'action |
stimulent l'insulino-secrétion.
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favorisent l'utilisation périphérique
du glucose
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| indications |
DNID de poids normal
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DNID obèses
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Contre-indications:
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- DID
- cétose
- Grossesse allaitement
- Insuffisance rénale et hépatique sévères
- Ne pas associer au Miconazole, à l'alcool.
- Hypersensibilité aux sulfamides
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- DID
- Insuffisance rénale même modérée.
- Anoxie tissulaire potentielle
- (insuffisances respiratoire, cardiaque, hépatique)
- Grossesse, allaitement.
- Personnes âgées
- ethyliques chroniques
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| Effets
secondaires: |
- Hypoglycémies ++
- éruptions cutanées
- ictère
- cholestatique
- Leucothrombopénie.
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- Acidose lactique
- troubles digestifs
- malabsorption de la vitamine B12
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Précautions d'emploi:
• Sulfamides: éviter les médicaments favorisant les hypoglycémies. Réduire
les doses voire stopper chez les personnes âgées et les insuffisants rénaux
(risque d'hypoglycémies).
Débuter à doses progressivement croissantes
• Biguanides: arrêter impérativement en cas de maladie infectieuse, de
risque de déshydratation, 48 h avant une intervention chirurgicale, une
opacification iodée. Dans toutes ces situations passer transitoirement à
l'insuline. Surveiller la créatinine 2 à 3 fois par an
• Grossesse: Arrêt des antidiabétiques oraux. Insulinothérapie
intensive optimisée. Toute grossesse devrait être planifiée en raison
des complications maternelles et fœtales.
Interactions médicamenteuses:
• Sulfamides:
| effets hypoglycémiants
majorés par |
diminues
l'efficacité des Sulfamides |
- AINS
- IMAO
- Salicylés
- Clofibrate
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- beta-bloquants
- coumariniques
- perhexiline
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- corticoïdes
- beta-stimulants
- phénobarbital
- diurétiques
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• Biguanides: risque d'acidose lactique majoré par
l'alcool, les produits de contraste, les diurétiques
Insuline. Pas de consensus sur ses indications en dehors
des insulinothérapies pour
éviter ou traiter un accident métabolique aigu. Association possible
(voire intéressante)
avec les antidiabétiques oraux. Indication de spécialiste qui appréciera
risques et
bénéfices (milieu hospitalier au mieux)
Surveillance:
• Quotidienne par glycémie capillaire et bandelette urinaire, surtout
lors des traitements sulfamides ou insuline. noter sur un carnet
• Tous les 1 à 4 mois selon le degré d'autosurveillance, la compliance,
l'équilibre: glycémie à jeun, post prandiale, hémoglobine glycosylée
qui reflète l'équilibre des 2 mois précédents (laboratoire habitué à
la technique). Relecture du carnet. Examen clinique à la recherche de
complications (vasculaires: pouls périphériques, souffles artériels...),
prise de tension artérielle, inspection des pieds
• Tous les ans (hospitalisation de jour): en plus de l'examen clinique
et du bilan glycémique: urée-créatinine, protéinurie-microalbuminurie,
ECBU, bilan lipidique, doppler des membres inférieurs et des vaisseaux du
cou, pression partielle cutanée en oxygène,
ECG (couplé à une epreuve d'effort si besoin), fond d'œil et
angiographie au 1er bilan puis selon les résultats, vitesse de conduction
nerveuse si point d'appel
Evolution :
• Maladie chronique dont le pronostic est réservé en raison de la
survenue de complications aiguës et chroniques
• L'équilibre des glycémies et le contrôle des autres facteurs de
risque réduisent les complications vasculaires. Participation
indispensable du patient
• Les complications apparaissent après 5 à 15 ans mais en raison d'une
latence de symptomatologie peuvent être présentes au diagnostic.
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