OBESITE évaluer l'importance du risque de
complication et la motivation du patient pour maigrir , Maintenir une perte de poids à long terme est
très difficile. Evolution émaillée de rechutes et rebonds. Nécessite une
très grande motivation. Se contenter d'une perte de poids moindre mais tenable
à long terme .
Definition:
On définit l'obésité par
un indice de masse corporelle BMI: body mass index (indice de masse corporelle) [poids (kg) / (taille (m)²] entre 25 et 30. Les
formules de poids idéal ne sont pas adaptées. il y a deux types d'obésités: Distribution de la masse grasse: rapport
taille/hanches permettant de définir le type
*androïde, de localisation abdominale,
touchant plus souvent les hommes et liée aux complications métaboliques et
artérielles; androïde, rapport
taille/hanches T/H >
1;
*gynoïde, localisée aux hanches et cuisses, touchant plus souvent
les femmes et associée aux complications veineuses. gynoïde, T/H < 0,9;
*mixte= androïde+gynoïde
mixte entre 0,9 et 1.
Epidemiologie:
- Génétique : Notion de transmission familiale
associée à des facteurs de prédisposition. Recherche d'un mode de
transmission et d'anomalies génétiques en cours (transporteur de glucose?)
- Âge de prédilection: • 62% des hommes obèses et 75% des femmes obèses
ont plus de 50 ans. • L'obésité atteint 7,4% des 30-34 ans et 23% des 50-55
ans.
- Sexe : nette Prédominance féminine
- Facteurs déclenchants -
Changement de statut hormonal: puberté, ménopause, grossesse - Changement de
mode de vie ou d'alimentation, arrêt du tabac, stress Troubles du
comportement alimentaire Dépression Prise de médicaments: corticoïdes,
antidépresseurs..
- Facteurs de risque:
| Antécédents familiaux d'obésité
+++ |
Surpoids
dans l'enfance ++ |
Hyperréactivité neurohormonale au stress+ |
| Excès
d'apport alimentaires++ |
insuffisance des dépenses
+ |
Milieu socio-économique
bas+/- |
Étiologie: Multifactorielle
- Idiopathique
- Secondaire à certaines
pathologies: insulinome, hypothyroïdie, Cushing
Bilan biologique:• Vérifier le
statut thyroïdien: T4L, TSH ultrasensibles • Facteurs de risque
cardiovasculaires: glycémie, cholestérol, triglycérides, uricémie
Examens diagnostiques spécifiques: • Obésité: BMI > 30;
superobésité: BMI > 40 • d'obésité: • Compléter le bilan par une
exploration respiratoire et cardiaque: gazométrie artérielle, épreuves
fonctionnelles respiratoires, si besoin polysomnographie, ECG, scintigraphie
myocardique au thallium d'effort en cas d'apnée du sommeil.
Enfin, prescription adaptée à chaque cas, sans viser une perte de poids
trop rapide. Nécessite une éducation du patient et un suivi à long terme: rechutes et
rebonds fréquents.
Mesures hygiéno-diététiques:
- Arrêt du tabac, alcool • Intérêt du
sport et d'une alimentation équilibrée, particulièrement dans les
obésités familiales
- Point fondamental de la prise en charge, doit être suivi à
long terme.
- Prescription individuelle en fonction des apports et régimes
antérieurs - Diminuer de 20 à 30% les apports caloriques. Ne jamais ou presque
descendre en dessous de 1200 calories car régimes intenables à long terme,
engendrant rechutes et rebonds, sources de carence en vitamines et
oligo-éléments. - Rééquilibrer les rapports respectifs des différents
nutriments. - Trois repas par jour, collations; 20 à 25% des apports le matin -
Tenir compte du mode de vie, de l'activité. - Ration hydrique large. Sans sel
en cas d'insuffisance cardiaque, d'HTA
- Débuter par une stabilisation du
poids, puis perte de 2 à 3 kg par mois maximum.
- Pour certains, régimes
VLCD apportant 400 à 800 calories par jour et 1 g/kg/j de protides. Peuvent
trouver une place dans la prise en charge initiale d'une obésité massive
compliquée (contre-indications: arythmie, asthme, déperdition protidique,
infarctus du myocarde, insuffisance cardiaque, rénale, hépatique, grossesse,
enfant, sujet âgé, traitement corticoïdes, antimitotique...). Uniquement en
milieu hospitalier spécialisé (risque de mort subite).
- Adjonction possible
de gomme guar pour ceux qui la supportent.
Medicaments:
Les médicaments sont symptomatiques, à visée palliative, et
non curatifs. La reprise de poids est la règle à leur arrêt. Ne pas utiliser
les amphétamines (anorexigènes puissants mais ayant des effets secondaires
cardiaques, psychologiques, de dépendance), les hormones thyroïdiennes
(hyperthyroïdie induite avec tous ses risques), les diurétiques (font perdre
de l'eau et des électrolytes et pas de graisse), la phytothérapie (qui n'a pas
fait la preuve de son efficacité).
Fenfluramine et dexfenfluramine:
augmentent le pouvoir rassasiant de la nourriture, semblent diminuer l'insulinorésistance.
Toujours associer à un régime; un tiers des patients sont non répondeurs.
Durée de traitement 3 mois maximum. Des cas d'HTAP mortelles ont été
signalés. Effets secondaires: fatigue, sécheresse de la bouche, diarrhée,
polyurie, somnolence
- Prise en charge
psychologique (psychothérapie, thérapie comportementale pour corriger les
troubles du comportement alimentaire)
- Chirurgie
d'indications très limitées: court-circuits intestinaux abandonnés en raison
des complications. Gastroplasties ou court-circuits gastriques (en service très
spécialisé pour obésités massives) qui donnent de bons résultats pondéraux
mais des complications nutritionnelles, de dilatation gastrique, de lithiase
biliaire. Réintervention nécessaire dans 10% des cas
Encourager l'activité physique, à toujours
associer au régime amaigrissant: régulière, fréquente, progressive et
adaptée aux possibilités. Ne contribue que faiblement à la perte de poids,
mais empêche que celle-ci se fasse au détriment de la masse maigre et
entretient le tissu musculaire. Améliore la sensibilité à l'insuline et donc
la tolérance au glucose.
Complications:
- Insuffisance coronarienne
- Insuffisance
cardiaque
- Arythmie, mort subite
- Accidents vasculaires cérébraux
- Hypogonadisme chez l'homme
- Hypertension artérielle (risque x 3
dès 20% de surpoids)
- Syndrome des apnées du sommeil
- Hyperestrogénie et
hyperandrogénie chez la femme
- Dystrophie ovarienne,
dysovulation, aménorrhée
- Rhumatologiques:
arthrose de hanche, genoux. Lombalgies, sciatiques
|
- Surmortalité en lien avec la pathologie cardiovasculaire
et la consommation tabagique
- Thromboses
veineuses profondes et embolie pulmonaire
- Respiratoires (hypoxémie,
hypoventilation alvéolaire)
-
Hépatobiliaires: lithiase biliaire, stéatose hépatique
- Psychosociales: racisme antigros dans
le milieu socioprofessionnel. Faible estime de soi. Troubles psychologiques,
plutôt conséquence d'une restriction alimentaire sévère
- Métaboliques: DNID,
hyperlipidémie (triglycérides), hyperuricémie
|
|
|
Copyright
© 2002 Look4
MEDECINE Dr. sam . Tous
droits réservés.
|