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le superoxydes dismutases (SOD),
capables d’éliminer l’anion superoxyde par une réaction de
dismutation. Les superoxydes dimutases existent sous plusieurs variétés,
dont la structure d’ensemble est trés bien conservée lors de l’évolution,
formant un puit hydrophobe au centre de la protéine, dans lequel se
glisse l’anion superoxyde. Le mécanisme réactionnel est catalysé par
un métal situé au coeur de l’enzyme dont la nature distinguera les
superoxydes dismutases à manganèse (MnSOD) protégeant la mitochondrie,
des
HYPERLINK
"cuznsod.htm"superoxydes dismutases à cuivre-zinc protégeant
le cytosol (cCu-ZnSOD), la face externe de la membrane des cellules endothéliales
(ecCu-ZnSOD) ou le plasma sanguin (pCu-ZnSOD).
Une date historique: 1969
Fridovich et Mac Cord démontrent l’existence des radicaux libres chez
les êtres vivants
L’existence de radicaux
libres chez les êtres vivants était réputée impossible par les
chimistes. En 1969 Joe Mc Cord dans son travail de thèse, dirigé par
Fridovich, étudiant la réduction du cytochrome c par la xanthine
deshydrogénase du lait, découvre un enzyme à cuivre, la superoxyde
dismutase dont le rôle catalytique est de détruire les radicaux
superoxydes. Les radicaux libres étant impossibles à isoler des tissus
vivants, l’existence de cet enzyme spécifique d’un radical libre
prouve ainsi indirectement l’existence de ceux ci dans les cellules.
Les principaux enzymes
capables de détruire le peroxyde d’hydrogène sont :
les catalases à cofacteur
fer, présentes dans les hématies
et les peroxysomes hépatiques, et les glutathions peroxydases à
cofacteur sélénium. Des glutathion peroxydases à sélénium éxistent
dans le cytosol (cGPX), dans le plama (pGPx), au niveau de la membranne
cellulaire (HPGPx), et une isoenzyme est spécifique des cellules
digestives (GIGPx ). Ces enzymes sont sans doute le système majeur de
protection car il détruisent non seulement H2O2 mais aussi les peroxydes
organiques toxiques formés par oxydation des acides gras ou du cholestérol.
L’activité de ces enzymes est très dépendante de l’apport
nutritionnel en sélénium.
Le rôle des SOD et des
peroxydases est complémentaire, car une bonne protection ne peut être
obtenue par les superoxyde dimutases seules.
De nombreux autres systémes
enzymatiques existent comme les glutathion transférases, les
thioredoxine réductase ou la thyroïde peroxydase. La plupart
des enzymes décrits ci dessus, de même que les enzymes de réparation,
vont utiliser un donneur d’équivalent réducteur, le NADPH, qui, avec
le glutathion, est la plaque tournante de la défense antioxydante. La
production d’énergie ne semble pas elle même capitale (la diminution
de l’ATP facilitant même la formation du NADPH).
Un autre système de
protection consiste à éviter la formation des espèces radicalaires en
mettant le fer de l’organisme sous surveillance et en empéchant le
cycle redox des quinones. L’excès de fer libre est considéré comme un
élément très dangereux. C’est pourquoi nous disposons d’un élément
génétique de régulation appellé "iron switch" conjoint aux gènes
de la ferritine (activés par le stress oxydant pour stocker le fer en excès)
et au gène du récepteur de la transferrine (inhibé par le stress
oxydant pour éviter l’entrée de fer dans la cellule). Le déreglement
de ce système aboutie à l’anémie inflammatoire fréquente dans
l’insuffisance rénale et en réanimation. Un autre sytème adaptatif très
important est celui de l’hème oxygénase, enzyme capable de détruire
l’hème libre qui peut lui aussi générer le radical hydroxyl. Par
ailleurs, cet enzyme permet aux cellules de s’adapter au monoxyde
d’azote et libère du monoxyde de carbone ou CO, agissant à la fois
comme médiateur et antagoniste du NO. Les quinones sont maintenues à
l’état réduit par des quinone réductases ou diaphorases.
Le zinc posséde
une action antioxidante protectrice particulière, mise en évidence dans
de nombreux modèles. On pense que son action principale consiste à
prendre la place du fer sur des sites protéiques les protégeant ainsi
d’un effet d’oxydation in situ de la protéine.
La concentration des différents
enzymes et piégeurs est très inégale selon les tissus. De plus à
l’intérieur d’une cellule, des compartiments comme le peroxysome , la
mitochondrie, le cytosol ou la membrane disposent de protections différentes
et spécifiques.
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