| biochimie |
les défenses
antioxydantes sont capables de faire face et de détruire les radicaux
libres produits en excès dans organisme. On dit que la balance
antioxydants/prooxydants est en équilibre. Si ce n’est pas le cas par déficit
en antioxydants ou par suite d’une surproduction énorme de radicaux, l’excès
des radicaux est appellé stress oxydant .
antioxydante: le bon
fonctionnement de l'organisme dépend de l'équilibre de la balance entre
la quantité de radicaux libres produits par des mécanismes internes ou
externes, et la capacité de destruction des systèmes antioxydants qu'ils
soient apportés par l'alimentation ou produits par les
cellules.
Toutefois, lorsqu'elles sont placées face à une
situation de stress oxydant, les cellules ne se contentent pas d'utiliser
passivement leurs systèmes de défense antioxydants, mais adaptent leur
équipements enzymatiques pour faire face à cette nouvelle situation.
Cette adaptation est rendue possible par l'expression de gènes
particuliers, les gènes du stress oxydant, très proches de ceux du choc
thermique. Ces gènes constituent des systèmes de protection permettant
aux organismes de résister à un environnement extérieur hostile, en
prolongeant leur viabilité jusqu'à la réapparition de conditions plus
favorables.
Chez l’homme, un
ensemble de gènes de défense, aussi bien organisé que chez les bactéries,
n' a pas pu être mis en évidence. Mais des gènes ont isolément été démontrés
comme surexprimés lors d’un stress oxydant: MnSOD, metallothionéines,
hème oxygénase, HSP 70, thiorédoxines. Grace à l’expression de ces gènes,
le prétraitement de nombreuses lignées de cellules de mammifères par
des doses modérées de H2O2 augmente de 40 fois leur resistance à un
stress ultérieur par de fortes doses de H2O2.
Mais la réponse de
ces gènes au stress oxydant va être trés variable selon les individus,
participant aux gènes de susceptibilité aux maladies. Les manipulations
du gène de la SOD s’accompagnent d’ailleurs de modification de la
longévité, chez la levure, la drosophile ou les nématodes. Une démonstration
indiscutable du rôle des anomalies du génome antioxydant dans la génèse
des maladies humaines vient d’être démontré dans la Sclérose
Amyotrophique Latérale (ALS). Certaines formes familiales, transmises sur
le mode autosomique dominant, de cette maladie dégénérative des
moto-neurones sont liées à une anomalie du chromosome 21q. Récemment le
gène anormal en cause vient d'être identifié comme étant celui de la
Cu-Zn SOD cytosolique.
|