Expérience
- D'abord, un cobaye est injecté avec une dose sous-léthale de
tuberculose de mycobactérie (la TA). Après le rétablissement de
l'animal, l'injection d'une dose mortelle de la TA sous la peau
produit seulement l'erythema (rougeur) et l'induration (tache dure) à
l'emplacement de l'injection 1-2 jours plus tard.
- Au lieu de reinjecting le cobaye immunisé, le sérum est transféré
à partir de ce porc à un porc (non immunisé)" naïf ".
Quand ce deuxième cobaye est maintenant injecté avec la TA, elle
meurt de l'infection.
- Si des cellules immunisées (des T-cellules et des macrophages au
lieu de sérum) sont transférées à partir du porc immunisé à un
deuxième porc, le résultat est très différent; l'injection du
deuxième porc avec la TA cause seulement l'erythema et l'induration
à l'emplacement de l'injection 1-2 jours plus tard.
- Dans une expérience séparée, si le cobaye immunisé est injecté
avec une dose mortelle des monocytogenes de Listeria (LM) au
lieu de la TA, elle meurt de l'infection. Cependant, si le porc est
simultaenously injecté avec le LM et la TA, elle survit.
Ces résultats nous indiquent cela:
- La réaction obtenue par l'antigène se produit relativement
lentement (par conséquent les nommés " retardent
l'hypersensibilité").
- L'hypersensibilité est négociée par l'intermédiaire des
T-cellules et des macrophages.
- L'hypersensibilité illustre des caractéristiques non spécifiques
antigène-spécifiques (T-cellule et d'antigène (macrophage).
Les détails de cette réaction peuvent être récapitulés comme suit
:
- L'introduction initiale de l'antigène produit une réponse
communiquée par les cellules. La tuberculose de mycobactérie est
un microbe pathogène intracellulaire et le rétablissement exige
l'induction de la T-cellule spécifique copie avec l'activation
suivante des macrophages.
- Les T-cellules de mémoire répondent sur l'injection secondaire de
l'antigène spécifique (c.-à-d. de la TA , mais pas (c.-à-d.)
l'antigène LM non spécifique.
- L'induction des T-cellules de mémoire cause l'activation des
macrophages et de la destruction des micro-organismes spécifiques
(LM) (la TA) et non spécifiques.
Les mécanismes de l’hypersensibilité de type retardé
Dans l’hypersensibilité à médiation cellulaire, ce sont des
lymphocytes T qui, par les récepteurs spécifiques de leur membrane
cytoplasmique, assurent la reconnaissance de l’antigène et la spécificité
de la réaction. Ces lymphocytes T circulent constamment dans les tissus
à partir du sang pour traverser les ganglions lymphatiques et rejoindre
la circulation sanguine par les vaisseaux lymphatiques. Lorsqu’ils
rencontrent l’antigène au niveau d’un tissu, en présence de cellules
accessoires (cellules interstitielles présentant l’antigène), ils sont
activés et libèrent une série de lymphokines, substances agissant sur
différentes catégories de cellules.
Premier caractérisé, le facteur d’inhibition de la migration des
macrophages ou MIF est produit in vitro après incubation des lymphocytes
d’un cobaye sensibilisé en présence de l’antigène spécifique. Le
surnageant de ces cultures inhibe la migration des macrophages d’un
cobaye non sensibilisé hors d’un tube capillaire. La production de MIF
implique la reconnaissance spécifique de l’antigène par les cellules
T, mais son action sur les macrophages est indépendante de l’antigène.
Le MIF n’est pas encore parfaitement caractérisé; il s’agit d’une
ou plusieurs glycoprotéines acides, de poids moléculaire de 20 000
à 55 000 daltons.
Plusieurs catégories de lymphokines interviennent dans la réaction
d’hypersensibilité retardée:
– des lymphokines actives sur l’endothélium vasculaire («skin
reactive factor»), qui augmentent la perméabilité capillaire;
– des lymphokines chimiotactiques provoquant l’attraction des
monocytes, puis des polynucléaires neutrophiles et éosinophiles;
– des lymphokines provoquant l’immobilisation et l’activation
des macrophages (MAF), celles des polynucléaires (LIF), des ostéoclastes
(OAF), l’activation des cellules NK (interférons), la multiplication et
la différenciation des lymphocytes T cytotoxiques (interleukine-2 ou TCGF)
ou enfin la lyse de certaines cellules-cibles (lymphotoxine). Ensuite
interviennent les lymphokines régulatrices (facteurs suppresseurs) qui
limitent la réaction.
Parallèlement aux lymphokines produites par les lymphocytes activés,
différents médiateurs issus des macrophages et des monocytes, les
monokines, participent à la réaction. Les prostaglandines, notamment la
PGE2, ont une activité inflammatoire mais induisent en outre la différenciation
de cellules T suppressives. L’interleukine-1 stimule les lymphocytes T
en provoquant notamment l’expression des récepteurs pour
l’interleukine-2; elle agit sur les centres thermorégulateurs pour déclencher
la fièvre et stimule la production d’une protéine de l’inflammation,
la protéine C-réactive, par les hépatocytes.
Ces quelques exemples illustrent bien la complexité et la diversité des
messages intercellulaires qui interviennent dans ces réactions
d’hypersensibilité.
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