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ACUPUNCTURE

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Notions de point et de méridien

Selon les données de l’acupuncture classique, l’effet thérapeutique dépend du respect de la précision du point excité. Lors de certaines affections, les points «malades» à puncturer deviennent sensibles à la pression.

De nombreuses hypothèses ont été formulées concernant le substratum physiologique des points d’acupuncture. Une observation mal comprise concerne la mise en évidence d’une variation de la résistance électrique cutanée à leur niveau (Niboyet). Progressivement, la notion de point paraît évoluer vers celle d’une zone plus étendue, de site où, pour des raisons anatomiques, la stimulation peut facilement exciter une branche ou un tronc nerveux (Bossy).

On a tenté de retrouver la spécificité du point chinois en comparant les effets respectifs de stimulations appliquées à son niveau et sur un site voisin. Les résultats ne montrent pas de différence significative. Par exemple, les effets de la stimulation d’un point situé dans le premier espace interosseux de la main sont analogues à ceux de la stimulation d’une zone localisée au niveau de l’espace entre les deuxième et troisième doigts. Ces résultats indiquent que le respect des emplacements des points d’acupuncture n’est pas indispensable pour observer un effet hypoalgésique. La stimulation de zones d’innervation comparable produit des effets identiques.

Un fait clinique notable est la concordance entre les emplacements des points d’acupuncture et ceux des points ou zones douloureuses localisées décrites en Occident sous les noms de points de Valleix, points gâchettes musculaires, points moteurs, zones de Head. Ces observations sont importantes car elles permettent d’émettre des hypothèses sur le support anatomo-physiologique du «point d’acupuncture».

L’interprétation neurophysiologique des zones douloureuses périphériques fait appel à deux types de mécanismes: d’une part, la convergence d’origines anatomiques diverses (cutanée, musculaire, viscérale) sur les mêmes neurones de relais, d’autre part, des mécanismes réflexes musculaires ou sympathiques.

Paradoxalement, l’utilisation d’aiguilles comme électrodes n’apparaît plus actuellement obligatoire pour parler de stimulation «de type acupuncture». Certaines publications qui portent sur l’acupuncture parlent de l’utilisation des électrodes de surface comme dans la neurostimulation transcutanée. Ces considérations montrent l’importance du recouvrement entre deux techniques, l’une empirique, l’acupuncture, l’autre issue de recherches fondamentales, la neurostimulation transcutanée.

En principe, le trajet d’un méridien permet de prévoir la zone d’action d’un point. Cette notion n’a pu être retrouvée, car les effets les plus marqués apparaissent dans le métamère du site de stimulation même si des effets à distance ont pu être observés.